Claire et Simon road trip 2013
Jean-Philippe et Soazig ayant déjà réservé leurs billets de train, nous choisissons aussi de rejoindre Samarcande par les voies ferroviaires le 02 mai, moyen le plus rapide pour atteindre cette ville mythique et profiter au maximum de leur présence.
La ville est à la hauteur de sa réputation et lorsque nous sommes face au Registan, on peut enfin se dire "On y est!"
Les monuments sont assez dispersés et nous passons 2 jours à arpenter la ville et à s'émerveiller devant chacun d'eux (mausolées, merdersas (écoles coraniques) et mosquées).
La démesure de ces derniers nous fait constater l'importance que devait avoir Samarcande sous l'empire d'Amir Timur (Tamerlan). Celui-ci l'ayant fait reconstruire à partir de 1370, après le passage dévastateur de Ghengis Khan en 1220.
Même si Samarcande est sûrement la ville la plus visitée du pays, l'accueil des locaux reste toujours aussi chaleureux envers nous. Bon nombre d'étudiants passent leur temps libre dans les sites touristiques et n'hésitent pas à venir nous aborder pour pratiquer leur anglais, français, espagnol ou allemand. Les 15/20 minutes de discussion avec eux se terminent toujours par une séance de photos prisent avec leur téléphone.
Après notre séjour dans la déroutante capitale, nous sommes contents de retrouver cette hospitalité et gentillesse si caractéristique des ouzbeks.
Le 04 mai, nous partons tous les 4 en taxi collectif en direction de Chakhrisabz, ville natale d'Amir Timur située à 90km au sud de Samarcande.
Ici, nous ne sommes qu'à 300 km de la frontière avec l'Afghanistan.
La ville, non russifiée, nous offre de magnifiques monuments encore "dans leur jus". La politique de rénovation intensive de Karimov (seul et unique président depuis l'indépendance) n'est pas encore passée par là.
Par contre, la ville est entièrement en chantier et de nombreux espaces verts sont en cours de réalisation.
Au détour d'une visite du bazar (marché en ouzbek), nous sommes sortis en grande hâte du magasin dans lequel nous nous trouvons. Autour de nous, les commerçants s'affairent à fermer les portes, plier les parasols, jeter des grands seaux d'eau sur le sol... Des militaires arrivent, précédant un groupe d'hommes dans lequel se trouve le 1er ministre ouzbek. Nous nous rendons compte, lorsque nous questionnons les gens autour de nous, que peu connaissent l'identité de cette personne. Le cortège effectue un rapide tour et quelques minutes après son départ, l'effervescence de la vie du bazar reprend son cours.
Revenus à Samarcande en fin d'après-midi, il est temps pour nous de dire au revoir à Jean-Philippe et Soazig. Nous entamons le lendemain notre long périple de retour jusqu'au camion.
On ne vous l'avait pas précisé avant, mais c'est depuis Almaty au Kazakhstan que nous prendrons l'avion jusqu'à Tbilissi en Géorgie avant de retrouver notre "home sweet home" à Trabzon en Turquie quelques heures de bus plus tard!